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Traumatisme du dos et du cou

Code : 08PR06
Type : Procédure
Mise à jour : 2023-12
Niveau : PSE2

Définitions

Rechercherune menace oudétresse vitale

Devant une victime qui présente un traumatisme avec suspicion d’une lésion du rachis (cervical, thoracique, lombaire ou sacré), il faut rechercher en priorité une menace ou détresse vitale :

À toutes les étapes de l’examen de la victime, limiter les mouvements du rachis, soit en lui demandant de ne pas bouger, soit en assurant une stabilisation de son rachis.

La victime présente unemenace oudétresse vitale
En l’absence d’une détresse vitale ou après traitement de celle-cii

1 Si la victime présente une douleur ou si des signes d’atteinte du rachis ou de la moelle apparaissent lorsque la victime se déplace, demander à la victime de s’arrêter et l’immobiliser. (A) Victime dont les réponses sont qualifiées de NON fiables:  Présence d’une détresse vitale.  Altération du niveau de conscience.  Non, coopération, difficultés de communication.  Influence de l’alcool ou d’autres drogues.  Présence d’une atteinte traumatique sévère. (B) Signes d’atteinte du rachisDouleur spontanée siégeant au niveau du rachis.  Douleur du rachis à la mobilisation, à la marche.  Raideur de la nuque empêchant de tourner la tête.  Douleur à la palpation prudente du rachis.  Déformation évidente du rachis. (C) Signes d’atteinte de la moelle épinière  Perte ou diminution de la force musculaire ou de la motricité des mains ou des pieds (difficulté de serrer les mains, de bouger les orteils, de bouger un ou plusieurs membres).  Perte ou une diminution de la sensibilité des membres supérieurs (mains) ou inférieurs (pied).  Engourdissement, de sensations de décharges électriques au niveau des membres (paresthésie),  Perte des urines ou des matières fécales.  Érection chez l’homme (victime inconsciente, victime trouvée déshabillée). (D) Traumatismes à haut risque du rachis  Chute sur la tête d’une hauteur > 1 mètre comme lors d’un plongeon (rachis cervical) ou chute sur les pieds ou les fesses d’une hauteur > 3 mètres (rachis dorso-lombo-sacré).  Passager d’un véhicule accidenté à grande vitesse (voies rapides, autoroutes, vitesse > 40 km/h avec arrêt brutal contre un obstacle ou sur une courte distance < 10 m, déformation de l’habitacle).  Absence de port de ceinture de sécurité (et déclenchement des airbags).  Retournement d’un véhicule.  Victime éjectée d’un véhicule lors de la collision.  Accidents avec des véhicules à moteur de loisirs (jet-ski, quad, kart…).  Collision avec un 2 roues (conducteur ou passager du 2 roues).  Piéton renversé.  Chute de cheval. (E) Antécédents à risque  Traumatisme vertébral ancien (fracture, luxation)  Chirurgie de la colonne vertébrale.  Maladie de la colonne vertébrale ou des os qui qui fragilise la colonne vertébrale (ostéoporose)

La victime présente une plaie pénétrante isolée du thorax, du cou ou de la

tête

Dans tous les cas

Cas particuliers

Victime agitée non coopérante

Devant une victime agitée ou non coopérante (intoxication alcoolique associée, enfant…) et qui refuse toute immobilisation, ne pas l’immobiliser, la laisser s’installer dans la position qui lui est le plus confortable tout en essayant de maintenir à 2 mains la tête dans l’axe. Demander un avis médical.

Victime qui présente une déformation préexistante de la colonne

vertébrale (cyphose, scoliose…), victime très âgée (déformations liées à

l’ostéoporose)

L’immobilisation en position horizontale corps entier d’une victime très âgée ou qui présente une déformation préexistante de la colonne vertébrale est difficile et peut être contre-productive (augmentation de la douleur, aggravation des signes ou de la lésion). Il est alors nécessaire de respecter la position et la déformation de la victime et l’immobiliser dans la position qui lui est la plus confortable. Seul le matelas immobilisateur à dépression permet de réaliser cette immobilisation et garder la victime immobile.

Traumatisme grave et suspicion de lésion du rachis de l’enfant

dépression pour les petits enfants) qui doit rester en place pour le transfert sur le brancard à l’hôpital. Le plan dur doit être réservé aux manœuvres d’extraction et non à l’immobilisation ultérieure de l’enfant ;

Relevage et immobilisation d’une victime

L’immobilisation de la colonne vertébrale d’une victime se fait le plus souvent en position allongée. Toutefois l’immobilisation doit respecter une déformation ou une position d’attente adaptée à une détresse.

Choix du moyen

 si le nombre de secouristes n’est pas suffisant pour transférer la victime du plan dur sur le MID,  en l’absence de contre-indications comme :

- une déformation préexistante de la colonne vertébrale,
- ou s’il faut immobiliser la victime dans une autre position (détresse
  respiratoire).

Choix de la technique de relevage